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Sortie du charbon : évolutions récentes

L’Agence fédérale allemande des réseaux (Bundesnetzagentur, BNetzA) a lancé la troisième série d’appels d’offres pour la fermeture de centrales à charbon (date limite de candidature : 30 avril). L’enchère portera sur un volume total de 2481  MW pour un prix maximum de 155 000 €/MW, les fermetures correspondantes devant avoir lieu d’ici fin 2022 (source, en allemand). Alors que la sortie de la houille par voie d’appels d’offres est considérée conforme en vertu de la législation européenne sur les aides d’État, la Commission européenne a annoncé dans un communiqué de presse (en allemand), le 2 mars, qu’elle avait l’intention de réexaminer les paiements compensatoires versés aux exploitants de centrales électriques au lignite, pour un montant total de 4,35 milliards d’euros. Selon Bruxelles, le problème ne serait pas les paiements eux-mêmes, mais  leur montant. Selon une analyse (en allemand) de l’Institut d’économie de l’énergie de l’Université de Cologne (EWI), la sortie progressive du charbon prévue par l’Allemagne d’ici 2038 pourrait déjà être largement achevée au début des années 2030 compte tenu de l’augmentation des objectifs climatiques de l’UE et d’une hausse probable des prix du CO2 dans le cadre du système européen d’échange de quotas d’émission. Selon les auteurs, les capacités manquantes devraient être compensées par des centrales électriques au gaz et par un développement plus ambitieux des capacités photovoltaïques et éoliennes. Une étude (en anglais) d’Aurora Energy Research souligne également qu’avec une part d’énergies renouvelables en constante augmentation dans le mix énergétique, il serait nécessaire d’ajouter entre 5 et 10 GW de capacité de centrales électriques flexibles d’ici 2050 pour maintenir la sécurité d’approvisionnement en Allemagne, même dans des conditions climatiques extrêmes. Ces centrales ne seraient nécessaires que quelques heures par an et ne seraient donc rentables qu’à partir d’un prix de l’électricité de 10 000 €/MWh.

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